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Kidnapping en hausse, Jovenel Moïse pointe du doigt l'opposition

Jovenel Moïse


De passage à Jacmel dans le cadre des festivités carnavalesques, le Président Jovenel Moïse s'en est une nouvellle fois pris à ses adversaires politiques. Pour Jovenel Moïse, après le mouvement lock ayant paralysé le pays pendant 3 mois visant à le renverser du pouvoir, le kidnapping serait une autre stratégie orchestrée par l'opposition pour le contraindre à démissionner. Sur les ondes de la radio locale Métronome, il rappelle à ses opposants qu'il lui reste deux ans à passer au pouvoir et il n'y aura pas de transition, dit-il.

Je prends ma responsabilité de le dire: "Je serai le dernier président de la transition", a lancé Jovenel Moïse visiblement rassuré. Pas question qu'un petit groupe d'homme ayant de l'argent et des relations pensent pouvoir s'accaparer du pouvoir du peuple, a en outre martelé le président de la république. "Jodi a se nan eleksyon pou w al pran pouvwa", conclut-il.

Comme un général revenant victorieux d'une guerre,, Jovenel Moïse aborde la crise en triomphateur. Il croit d'ailleurs avoir déjà mené la plus grande manche de la bataille. Il ne saurait y avoir pire que ce que j'ai déjà enduré, s'est enorguelli le Président.


Questionné sur son bilan, 3 ans après, Jovenel Moïse a joué à l'autruche. Il refuse d'accepter son échec,  préférant ainsi imputer la responsabilité du non respect de ses promesses à ses opposants politiques et à des forces obscures. Si on a pas de courant, si les assiettes et les poches sont vides, ce n'est pas sa faute. Une nouvelle fois, Il critique le parlement dont il avait le plein contrôle pour n'avoir pas voté l'accord de prêt avec Taïwan concernant l'électrification et la loi électorale. 

 


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