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Faible participation citoyenne à la marche contre le kidnapping

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Quelques centaines de citoyens ont marché dans la capitale ce vendredi contre la remontée spectaculaire du kidnapping à l'initiative de la société civile dont le Collectif 4 Décembre. Une marche émaillée de violence au niveau de Lalue puisque les pare-brises de deux véhicules du service de l'État ont été la cible de certains manifestants zelés.

Il est 11h30. Le DJ tourne en boucle des musiques engagées sous le viaduc de Carrefour aéroport en vue d’attirer plus de monde. En vain. La participation citoyenne a été en deçà des attentes. Toutefois, cela n'a pas empêché aux gens de marcher ni tuer leur volonté de crier non à la resurgence des actes de kidnapping dans le pays. Jean-Robert Arguant, du Collectif 4 Décembre, tenait à rappeler que cette marche sera apolitique.

“ Nous n’acceptons pas le kidnapping. Nous voulons vivre dans notre pays. Nous ne laisserons pas le pays pour les ravisseurs”, les messages sont nombreux sur le parcours. 

 

Sous le soleil au zenith, cette dame n'a pas caché sa colère. “Je garde mon enfant à la maison à cause de la remontée du kidnapping. On n'en peut plus. Le carnaval n'est pas nécessaire en ce moment.  L'équipe au pouvoir ne dirige rien”, assène-t-elle.

L'ancienne protectrice du citoyen, Florence Élie dit venir apporter son support à cette cause puisque personne n'est épargnée face à ce fléau. Selon elle, la peur pousse les gens à se terrer chez eux. 

Pour Me Evelt Fanfan, l'un des orgaisateurs, le message est clair vu qu’on est tous exposé donc on est concerné. “Nous avions l’obligation de nous impliquer. Que l’État passe de la parole aux actes. Ce sont les braves qui ont participé à cette marche. Les gens sont prisonniers de cette insécurité”, a déploré l’avocat.

“ Il faut que la peur change de camp”, scande Jean-Robert Argant, l'un des instigateurs du mouvement.

“ On vient dire à bas au kidnapping. La peur habite tout le monde. Chacun se méfie de l’autre. La population ne peut pas vivre dans cette situation. On a peur de sortir. L’État nous doit la sécurité, que les dirigeants prennent leur responsablité”, a réagi cette dame aborant un t-shirt dans lequel s'inscrit non à la violence.

Sur le parcours, les plus radicaux montent le ton et s'en prennent à deux véhicules du Service d’État à Lalue. Ces manifestants ont changé la marche en une mobilisation contre le pouvoir. Ils ont exigé le départ de Jovenel Moïse.

Les initiateurs du mouvement ont adressé leur message final devant le ministère de la Justice et de la sécurité publique. Un document devrait être déposé au ministre démissionnaire Jean Roudy Aly.

 

 


Michelson Césaire

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