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Le doyen Bernard Sainvil dément la FJKL et se dédouane dans la disparition des pièces à conviction au tribunal de Première instance

Bernard Sainvil


Le doyen du tribunal de Première instance de Port-au-Prince, Bernard Sainvil, a démenti les informations faisant croire que son bureau aurait été cambriolé par des individus qui auraient emporté des pièces à conviction dans le cadre du dossier de l'ex-député Arnel Bélizaire. Le juge Bernard Sainvil a fait le point ce mercredi pour la presse.

Le doyen du tribunal de Première instance de Port-au-Prince, le juge Bernard Sainvil sort de son mutisme  en vue de démentir les informations rapportées par la Fondasyon Je Klere (FJKL) qui avait dressé en janvier un rapport sur le cambriolage et la  disparition des pièces à conviction et corps du délit dans le bureau du doyen du Tribunal de Première instance où cinq millions de gourdes gardées dans le dossier de l'ex-député Arnel Bélizaire auraient  disparu.

" Le bureau du doyen n'a pas été cambriolé. il n'y a pas eu de traces d'infraction ni dans la serrure de la porte ni dans les classeurs", a démenti le doyen Sainvil au micro de la presse. Le doyen Bernard Sainvil dit n'être pas au courant de ces 5 millions de gourdes avancées par la FJKL. 

" On aimerait savoir quelle méthode de calcul utilisée pour trouver cette somme. Le bureau du doyen n'est pas une banque et ne peut stocker cette somme ", lâche le juge Sainvil, informant que l'ex-député Bélizaire avait en sa possession 300 billets de 1000 gourdes selon l'inventaire. 

Le doyen Bernard Sainvil se dédouane par ailleurs de la disparition des pièces à conviction dans le dossier de l'ex-député Arnel Bélizaire, appréhendé en décembre 2019. Il explique que la DCPJ diligente actuellement une enquête pour déterminer le niveau de responsabilité de tout un chacun dans cette affaire. 

Comme pour se laver les mains dans les pièces à conviction manquantes dans ce dossier, le juge Bernard Sainvil dit avoir été en référé lorsque le greffier venait déposer les trois enveloppes qui contenaient l’argent. 

"Le doyen du Tribunal de Première instance ne gère pas les dossiers pénaux  ni les pièces à conviction. Le doyen a un seul contact avec les dossiers c'est quand il les transmet à un juge", se justifie le juge Sainvil.

Il explique qu'il n'était pas au courant du contenu de ces documents déposés dans son bureau pendant qu'il était en référé. 

Le doyen du Tribunal de Première instance profite pour faire la chronologie des faits pour prouver son innocence dans cette affaire. " 

Le12 décembre  2019, un greffier a fait dépôt de ces pièces. 5 jours plutard, le greffier Pompé accompagné du greffier en chef a récupéré ces pièces en vue de les acheminer au cabinet d'instruction. Le 20 décembre 2019, j'ai appris que le greffier du cabinet d'instruction n'a pas trouvé toutes les pièces dans l'inventaire", a raconté avec détails à l'appui le chef du Tribunal de Première instance, qui dit exiger du greffier en chef un rapport sur cet acte tout de suite après. 

 

Michelson Césaire

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