ONA - Ferme Latortue - Advertising

 

Un syndicat dans la PNH est plus qu'une nécessité, estime un ancien Commissaire de police

Patrice Israel

 

Invité au journal premier occasion de Caraïbes fm ce lundi 10 février 2020, l'ex responsable du commissariat de Port-au-Prince, Patrice Israël s'est prononcé sur la volonté des agents de la Police Nationale d'Haïti (PNH) de former un syndicat au sein de l'institution.
Bien qu'il estime qu'un syndicat de la PNH représente une nécessité, il conseille toutefois les policiers d'être prudents dans leurs démarches pour ne pas fragiliser l'institution
.

Dans son intervention, Patrice Israël a fait mention de l'article 35-3, de la constitution haïtienne amendée, stipulant que la liberté syndicale est garantie. Tout travailleur des secteurs privé et public peut adhérer au Syndicat de ses activités professionnelles pour la défense exclusivement de ses intérêts de travail, pour montrer que les policiers ont légalement le droit de syndiquer quoique la charte déontologique de la PNH l'interdit.


« Certaines lois régissant le fonctionnement interne de la PNH, comme celle relative à la liberté syndicale n'est pas adaptée à la réalité actuelle; ces lois doivent être réadaptées en tenant compte de la constitution en vigueur », a poursuivi l'ex responsable de la BLTS.

Quoique Patrice Israël croit qu'un syndicat dans la PNH est essentiel, il invite cependant les policiers à respecter les normes hiérarchiques de l'institution.

Plus loin, l'ex-commissaire met en garde le haut commandement de la PNH, l'invitant à prendre les mesures qui s'imposent en vue de satisfaire les revendications des policiers et se démarquer de la politique pour éviter de fragiliser l'institution policière.

Il importe de rappeler que le haut commandement de la PHN promet des sanctions aux policiers qui auraient pénétré de force le vendredi 7 février dans l'enceinte d'inspection Générale de la Police Nationale d'Haïti et agressé tant verbalement que physiquement le personnel, détruisant des matériels et équipements de l'institution au moment où, la coordonnatrice du « syndicat de la PNH », Yanick Joseph répondait à la convocation de l'IGPNH. En effet, des policiers et policières qui accompagnaient le nouveau leader des droits des policiers ce jour là avaient violemment réagi en apprennant que l'IGPNH avait décidé de confisquer l'arme et le badge de la policière Yanick Joseph. 

 


Kervens Adam PAUL

Category

Politique

Culture

Economie

Sport