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La FJKL tire la sonnette d’alarme sur les actes de violence, de cruauté et de kidnapping dans le pays

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Les actes de violence et de cruauté préoccupent Fondasyon Je Klere (FJKL). L’organisme des droits humains invite les responsables de l’État à tirer les conséquences de leur inconséquence et à favoriser un climat propice à un nouveau départ.

La FJKL note une multiplication des actes de violence et de cruauté à travers le pays. “Des actes de cruauté sont commis tous les jours 
frappant toutes les couches de la population. Nos routes sont dangereuses. Les 
usagers y sont exposés à des actes de vols, de viols et d’assassinats”, s'est alarmé l’organisme de droits humains, constatant au passage que le pays n’est pas dirigé, donnant l’apparence d'un navire abandonné par son capitaine.

Rien que pour le mois de janvier 2020 au moins six (6) policiers sont tués par balles. Alors que pour l’année 2019, trente-huit (38) policiers avaient été assassinés, FJKL avance des chiffres préoccupants. L’organisme en déduit : “si ceux qui sont chargés de protéger la population ne peuvent pas se protéger, c’est qu’on est définitivement dans une République de gang.

La FJKL ne s’arrête pas là et rappelle qu'un pouvoir incapable de protéger les droits et de garantir la sécurité de son peuple ne peut que conduire son pays inéluctablement vers la ruine et réduire son peuple à la mendicité internationale.

Recrudescence des actes de kidnapping

Si la PNH tente de calmer les esprits sur les actes de kidnapping, la FJKL déplore cet acte barbare privant des citoyens-citoyennes de leurs droits, de leur liberté, et les obliger à payer pour recouvrer leur liberté. “Ce crime deshumanisant rappelle trop la période de l’esclavage pour être toléré dans notre société”, fustige la FJKL dans son rapport rendu public le 6 février.

“Le Président de la République, Jovenel Moïse, seul à bord, concentre tous les pouvoirs entre ses mains. Il est dépassé par les évènements. Les institutions et 
les forces vives de la Nation sont aux aguets. Le pays est plongé dans un État d’exception sans bornes et sans limites. L’incapacité des responsables à faire face à cette nouvelle réalité enhardit des groupes armés qui prennent de l’ampleur et démontrent leur capacité à mettre l’État à genoux. La voie de la répression politique choisie par le pouvoir par l’utilisation de gangs armés et l’instrumentalisation de la justice peuvent-elles apporter à la crise la solution que le peuple haïtien attend ?” a analysé l’organisme de droits humains.

La FJKL constate également que la justice est réduite au silence. Face à ce constat, la Fondasyon Je Klere (FJKL) invite les responsables de l’Etat à tirer les conséquences de leur inconséquence et à favoriser un climat propice à un nouveau départ.

 


Michelson Césaire

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