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Des Sénateurs dont le mandat arrive à terme défient Jovenel Moïse et regagnent leur bureau

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Les Sénateurs dont le mandat est arrivé à terme selon un tweet du président Jovenel Moïse ne semblent pas vouloir lâcher prise dans leur combat visant à faire respecter leurs droits, disent-ils. Après leur plainte au Tribunal Correctionnel, au CEP, puis leur recours aux parlements du monde, ils ont décidé de regagner leur poste au Sénat de la République.

En effet, ce lundi, soit une semaine après avoir été empêchés d'entrer au Parlement par les forces de l'ordre dépêchés sur place par le gouvernement, 4 des 19 Sénateurs concernés par la décision du Palais, Youri Latortue, Jean Renel Sénatus, Jean Mary Salomon et Dieupi Chérubin ont siégé au Sénat. N'ayant trouvé aucune résistance cette fois pour y avoir accès, ces parlementaires faisant partie de la commission Justice et Sécurité déclarent venir travailler pour plancher sur le climat d'insécurité qui s'abbat sur la capitale, notamment.

Le Président de la Commission Jean Renel Sénatus en a profité pour expliquer la justesse de leur démarche auprès de la justice. Contrairement à Me Reynold Georges, avocat du Président Jovenel Moïse, qui crie victoire à l'avance, l'ancien Commissaire du Gouvernement croit dur comme fer que le droit est de leur côtê et obtiendra gain de cause.


Pour le Sénateur Jean Mary Salomon qui ne reconnait le bureau réduit mis sur pied au Sénat et qui s'est autoproclamé président du grand corps au départ de Carl Murat Cantave, la bataille pour faire respecter leur mandat se poursuit. Il ne compte nullement faire marche arrière. Selon lui, Jovenel Moise a outre-passé ses droits en déclarant caduc le parlement. 

Notre présence à notre bureau aujourd'hui est loin d'être un show off, il est plutôt un signal clair que nous sommes pas prêts à plier l'échine et sommes décidés à poursuivre notre mandat, a lancé le Sénateur Salomon, qui, la semaine dernière, a pu avoir accès au Parlement grâce à la voiture de son collègue Patrice Dumont. Ce lundi, il y est en entré sans difficultés.

Selon les 19 Sénateurs mis à l'écart par Jovenel Moïse, des élections devront être organisées pour élire un nouveau bureau au Sénat de la République.
Quel sera le comportement du bureau réduit dirigé par le Sénateur Pierre François Syldor ? Et le pouvoir qui avait toujours juré d'en finir avec ses adversaires au Sénat dans tout cela ? Pour Samuel Madistin, la décision de Jovenel Moïse de constater la caducité du Parlement n'a rien de juridique de même que la démarche des Sénateurs n'aura les résultats escomptés. À la décision politique du Chef de l'Etat, il fallait réagir par une action politique, avance-t-il.

 

 

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