Haiti/ RNDDH/Rapport:- Au moins 40 personnes ont été tuées et 82 autres blessées du 7 au 17 Février dernier, selon le RNDDH.

Submitted by gazettehaiti on Wed, 03/20/2019 - 19:30
Photo

Port-au-Prince, Mercredi 20 Mars 2019.
(www.gazettehaiti.com)


Le réseau national de défense de droits humains a présenté un bilan exhaustif des événements qui ont secoué le pays du 7 au 17 février dernier. Au moins 40 personnes ont été tuées dont 17 qui ont reçu des projectiles à la tête, soit plus de 42%, alors que 82 autres ont été blessées.

27 compatriotes ont été blessés mortellement dans le département l’Ouest, 3 autres ont été tués dans le Nord, 3 dans le Sud-est, 1 dans le département du Centre, 2 aux Gonaïves et 2 dans le département du Nord-est. 

En ce qui concerne les personnes blessées, le réseau national de défense des droits humains affirme en avoir dénombré 82. 20 d’entre elles sont des agents de la PNH. De plus, au moins 9 femmes, 4 mineurs dont une fille de 16 ans, ont été recensés parmi ces victimes. 

L’organisation de défense de droits humains fait état aussi de l’interpellation de 235 individus. 188 d’entre eux ont été relâchés peu après et 47 ont été transférés aux parquets de différentes juridictions de première instance. 
Ils sont accusés entre autres, de casses, voies de faits, cambriolage et vandalismes, troubles à l’ordre public, incendies sur la voie publique avec barricades enflammées, installation de pneumatiques enflammés en pleine rue, etc.

D’un autre côté, le RNDDH informe que 6 institutions étatiques, 12 stations d’essences ont été vandalisées ou incendiées, 23 autres entreprises commerciales privées ont été pillées ou incendiées, 2 établissements scolaires, une université, un hôpital, et 7 maisons privées ont été attaqués. 
Sur les 20 véhicules endommagés, 12 ont été incendiés, toujours selon le rapport du réseau national de défense des droits humains. 

Plus loin, le réseau national de défense de droits humains révèle que les événements survenus dans le pays du 7 au 17 février dernier ont eu des impacts énormes sur l’économie nationale. Au cours de ces événements, les prix des produits de première nécessité ont grimpé sur le marché local. Des maisons de transfert ont profité de la situation pour exiger que les montants envoyés aux bénéficiaires soient récupérés en gourde et à un taux très inférieur à celui alors en cours, toujours selon le RNDDH. 

En guise de recommandation, l’organisme de défense des droits humains appelle les autorités compétentes à mettre fin au gaspillage des maigres ressources de l’état, réduire els privilèges exorbitants, garantir la sécurité des vies et des biens des citoyens, mettre fin au processus de vassalisation de l'institution policière, prendre des mesures en vue de réduire la pauvreté dans le pays, créer du travail, renforcer la production nationale et enquêter sur ce nouveau phénomène selon lequel des manifestants sont tués de balles à la tête.

Par, Michelet Pierre Joseph.