PubGazetteHaiti202005

_Le Référendum pour doter le pays d’une nouvelle Constitution se tiendra en mars 2021, selon Claude Joseph_

Le ministre des affaires étrangères Claude Joseph

C'est le ministre des affaires étrangères Claude Joseph qui a vendu la mèche. _Le référendum tant souhaité par le président de la République, Jovenel Moise, pour doter le pays d’une nouvelle Constitution se tiendra en mars 2021, pour ensuite mettre le cap sur les prochaines élections. L’annonce a été faite, lundi, par le chancelier haitien, Dr. Claude Joseph en République Dominicaine, lors d’une rencontre avec plusieurs ambassadeurs accrédités en Haïti._


Le Ministre haïtien des Affaires Étrangères et des Cultes, Claude Joseph, poursuit le plaidoyer auprès de la communauté internationale autour des démarches de l’administration Moïse-Jouthe concernant l’adoption d’une nouvelle Constitution et l’organisation des prochaines élections, au cours de l’année prochaine. À Santo-Domingo où il séjourne depuis dimanche, le chancelier haïtien a  tenu à expliquer aux chefs de missions diplomatiques accrédités en Haïti mais qui résident en République Dominicaine, l’urgente nécessité, en tout cas, pour l’administration Moïse-Jouthe de doter Haïti d’une nouvelle constitution par voie référendaire, lors d’un Cocktail organisé, lundi soir, en l’honneur de ces diplomates étrangers.

Il a souligné à l’attention de ces ambassadeurs que la Constitution en vigueur est à la base de tous les maux du pays en raison, notamment, selon lui, de l’exclusion par la loi mère d’une certaine catégorie de la population et un déséquilibre structurel entre les trois pouvoirs de l’État. C'est pourquoi, il est impérieux de changer la charte fondamentale, a insisté Dr. Claude Joseph rappelant que la réalisation du référendum y relatif est prévue en 
mars 2021, selon le calendrier proposé par le comité consultatif qui travaille sur ce dossier.

Le Chancelier Joseph estime par ailleurs qu’il faut doter le pays de cette nouvelle constitution avant d’organiser les prochaines élections de façon à ce que les nouveaux élus puissent prêter serment sous l’égide de la nouvelle loi-mère. Cela permettrait aussi d’éviter la reproduction des mêmes erreurs et problèmes, poursuit M. Joseph réitérant l’engagement de l’administration Moïse-Jouthe de créer les conditions nécessaires pour que les élections soient libres, transparentes et démocratiques.

Le ministre des affaires étrangères a tenu à rappeler que ces scrutins doivent permettre de renouveler l’ensemble du personnel politique y compris un nouveau président qui devra prêter serment le 7 février 2022.


Il faut rappeler que tous les secteurs de la vie nationale dénoncent l'initiative prise de manière unalérale par le pouvoir en place de doter le pays d'une nouvelle constitution et d'organiser des élections. La Conférence Episcopale quant à elle croit que de telles initiatives ne peuvent être l'oeuvre d'un individu ou d'un groupe quelconque appelant à un large consensus. L'opposition qui vient tout juste de proposer une nouvelle alternative au départ du Président Moïse, selon elle, le 7 février 2021 a réitéré son appel à la mobilisation pour le contraindre à quitter le pouvoir avant même cette date butoir. 

 

 

Par Diego O. Charles

Envoyé spécial en R.D 

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Politique

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